Zoom sur: Moniteur de ski

Bonjour à tous. Je vous écris aujourd’hui, pour vous parler d’un des mes métiers, MONITEUR DE SKI. Oui, c’est drôle mais c’est quelque chose qui me tient à coeur et qui vous permettra d’en savoir un plus sur tous ces tenues rouges, bleus, jaunes etc que vous allez voir et dévaler les pistes durant votre semaine de vacances ou de vos fins de semaines en station.

Un moniteur de ski? Qu’est ce que c’est?

Au sens de Wikipédia, un moniteur de ski en France est un éducateur « sportif » titulaire d’un diplôme d’Etat délivré par le ministère de la Jeunesse et du Sport. Il peut enseigner le ski, mais aussi le télémark et le snowboard. Il ne peut pas emmener des clients dans des zones glaciaires par exemple.

Au Canada, le moniteur de ski alpin est un individu titulaire d’une certification et il peut enseigner partout au Canada (Québec comme la Colombie-Britannique)

Au sens des Youtubeurs et des vacanciers, le moniteur de ski se résume à ça:

Vous voyez ce que je veux dire?

Cependant, je vais vous parler de mon vécu, en vous éclairant sur certains aspects. Dans cet article, je vais vous partager les différentes notions entourant le moniteur de ski. Cet article se décompose en 5 topics.

1. Formation rigoureuse:

En France, le diplôme de moniteur de ski est un processus long et dispendieux aux yeux de certaines personnes.Voici un fichier PDF qui décrit parfaitement le cursus:

plaquette_ski_alpin

Je ne vais pas m’attarder sur chaque étape, juste souligner avec vous que d’être moniteur de ski n’est pas de tout repos. Il faut donc faire preuve de rigueur, détermination et de motivation pour terminer ce cursus complexe. Ce diplôme est un diplôme d’Etat d’éducateur sportif. Pour enseigner ce magnifique sport, il faut être passionné mais aussi très responsable.

Au Canada, pour être moniteur de ski, il faut obtenir une certification de l’AMSC et suivre le lien ci-joint: Livret de formation de ski au Canada

 

2.Une bonne préparation physique:

Un moniteur de ski c’est une personne qui, dans un premier temps, adore travailler à l’extérieur. Je ne vous l’apprends pas. Mais pour être moniteur de ski, il faut être capable de braver la pluie, le vent, les tempêtes de neiges, les chaleurs d’avril, les randonnées journalière suivant les stations, clientèle etc. En d’autres termes, être moniteur de ski implique d’être un VRAI passionné.Durant les saisons d’été et d’automne généralement, le moniteur de ski se doit de remplir certaines conditions, la préparation physique. Cela fait partie intégrante de notre métier. On ne peut pas se permettre de se relâcher durant les saisons d’été et d’automne car notre image est une partie importante de notre satisfaction clientèle. En effet, on ne peut débuté la saison d’hiver sans être suffisamment préparé. Pour nous c’est un manque de professionnalisme que de travailler dans de mauvaises conditions physiques. Cela va avoir une incidence sur notre image de marque. Lorsque vous avez une personne, qui a travaillé très dur toute l’année pour s’offrir une semaine de perfectionnement en ski avec un moniteur et que ce dernier traîne la patte lors de sorties randonnées, cela mets notre client dans une situation délicate. Un sentiment d’insatisfaction de la part de notre client apparaît…

Pour résumer, nous tâchons de rester dans une forme physique convenable durant les autres saisons pour satisfaire au mieux notre clientèle actuelle ou future.

3.Être toujours bien informé:

Au début de chaque saison hivernale, nous nous efforçons de rester très informé sur les éventuelles nouveautés qui entoure notre métier. Pour moi, la plus importante est l’information sur les nouvelles tendances en matière de skis mis en avant sur le marché. Voici une petite vidéo de notre confrère de skieur.com qui a dévoilé en Janvier 2017, les différentes nouveautés ski pour l’hiver 2018. Pour ceux que cela intéresse voici la vidéo:

 

Pour la suite, nous devons être informé sur les nouveautés en matière de chaussures de skis, bâtons, vêtements, masques, matériels hors-pistes etc.

 

4.Plus qu’un métier, une vocation:

Pour vous qui lisez ces quelques lignes, être moniteur de ski, c’est dévaler les pistes tout en profitant du ski-bar le soir venu. Et bien non, pas forcément.Être moniteur de ski, ne consiste pas qu’à dévaler les pistes ou faire du hors-piste toute la journée. Certains me diront: »moi c’est ce que je fais et c’est top ». Je vous dis alors que vous êtes très chanceux. Ici, je veux vous parler plus de rapport et de la relation qui se crée entre la/le client(e) et le moniteur. Dans l’intitulé, je vous parle d’une vocation. Pour moi, c’est une vraie vocation.

Je vous donne un cas concret. Je pense que tout moniteur se retrouvera dans cette description. Je veux vous prendre l’exemple d’un cours collectif avec des enfants. C’est votre premier jour avec votre groupe et vous vous présentez. Vous faites le point sur les enfants présents, vous assistez aux premières larmes de certains enfants qui quittent leurs parents. Votre cours commence et c’est ici que, pour moi, l’aspect vocation prends tout son sens. Vous allez être leur point de repère pour ces petit(e)s courageu(ses)x pendant 2h30/5 jours.

Ce que j’apprécie et qui permet à mes petits loups de se sentir bien, c’est de retenir dès le début leurs prénoms. Quand je parle de vocation ici, je parle de l’aspect psychologique qui doit être mis en place. L’avantage que de travailler en compagnie d’enfants, c’est leur innocence. On se doit en tant que moniteur de ski, de percevoir rapidement les différentes personnalités de chacun(e) afin de mieux les comprendre et les mettre le plus rapidement possible en confiance. Je vous parle de cette situation, car être moniteur implique d’être capable de gérer l’imprévu, être toujours souriant et de transmettre une PASSION. Je pourrais m’attarder sur d’autres points mais je partagerai avec vous plus tard, toute la psychologie entourant l’enseignement et ce à plusieurs niveaux (enfants, adultes).

5. Responsabilité face aux risques:

Ce métier exige de grandes responsabilités. Au niveau de la juridiction française, les accidents se déroulant sous la supervisions de personnes agréées comme nous est complexe. En effet, lorsqu’un client est blessé lors d’une leçon de ski, le client en question peut faire marcher la responsabilité civile du moniteur et de l’école de ski qui emploie le moniteur. Ensuite, le juge va déterminer si des fautes ont été commises par le moniteur lors de l’accident. L’attitude de la victime est aussi analysé. En conclusion, mieux vaut être plus prudent lorsque vous êtes un professionnel de la montagne. Si une personne sur un groupe de cinq n’a pas le niveau pour du hors-piste, malheureusement les quatre autres personne ne pourront pas aller en hors-piste.

 

 

 

En conclusion, être moniteur de ski n’est pas fait pour tous le monde. Mais je vous rappelle qu’il n’est pas impossible de réaliser ses rêves. Si vous voulez devenir moniteur, vous pourrez toujours y arriver en étant rigoureux, persévérant et motivé. Bien sûr ici, je vous partage mon expérience et je reste ouvert à toute discussion éventuel sur ce métier qui me passionne.

 

À bientôt sur les pistes.

 

 

Mathieu Dupont.

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire